Auteur/autrice : <span>Candy Ligonniere</span>

La synergologie ou le langage non verbal

La Synergologie – Ou l’art de décoder le langage spécifique de la gestuelle spontanée lors d’un échange conversationnel.

La pratique de l’écoute active

Voilà de nombreuses années que je pratique l’écoute active. C’est la base même de mon métier. Impossible d’entrer en matière sans une attention toute particulière portée sur ce qui est dit par le client.

Les mots ont une importance capitale. Car ils ne sont pas choisis au hasard.

Même s’il semble parfois qu’un mot est dit “comme ça” sans réflexion au préalable. Il a un sens précis pour celui qui le prononce. Il y a mille et une possibilités d’exprimer un avis, une idée, une pensée profonde. Dans ce champ des possibles, nous faisons un choix très précis.

N’avez-vous jamais dit à un  interlocuteur :”Non, ce n’est pas ce que je viens de dire”. Parce qu’un mot ne correspondait pas exactement à ce que vous avez exprimé ? Bien souvent, c’est l’arrêt sur un mot qui ouvre grand les portes de la séance. Et c’est par cette pause que les solutions peuvent émerger.

Les mots sont des pépites révélatrices. Il suffit d’écouter attentivement pour mettre en lumière une pensée cachée. Je ne peux rien initier avec le client sans cette attention ciblée.

Le corps lui aussi à son propre langage

Au delà des mots, il y a le langage du corps. Là aussi, un regard, un hochement de tête, une micro-démangeaison, un déplacement de jambes ou de bras n’est pas le fruit du hasard.

Chaque mouvement à sa correspondance émotionnelle ou cognitive.

Et c’est bien pour cela que j’ai choisi de m’initier à la Synergologie. Lors de mes échanges conversationnels, j’observe parfois que le corps me transmet un message qui n’est pas clairement corroboré par le propos.

Par ailleurs, parfois les mots ne sortent pas ou peu. Le client peine à répondre à mes questions. Parfois même, il est quasi mutique. C’est très déroutant pour moi. Je touche mes limites pour amorcer quelque chose d’efficient pour la séance.

Alors je reformule ma question, je cherche un autre moyen sémantique de la poser mais le retour de réponse semble inaccessible. Et pendant ce temps, le corps du client change de position sur la chaise, les doigts gigotent, le regard se pose ailleurs, une mimique se dessine furtivement sur les lèvres et je comprends que c’est là qu’il y a quelque chose à déceler.

Une réponse est formulée par le corps. Quand je saurai reconnaitre tous les gestes et procéder à leur lecture, alors je pourrai objectivement relancer ma conversation dans la bonne direction. Grâce à la synergologie, mon accompagnement sera plus efficient. Je pourrai suivre le client avec plus de perspicacité pour mieux le guider vers son objectif. Et cela m’aidera à dépasser ce frustrant sentiment que j’ai quand je ne receuille pas suffisamment d’informations par les mots.

Le chemin s’annonce long, complexe et passionnant pour observer et donner une signification aux quelques 250 gestes qui m’ont été enseignés par Elodie Rodieux, experte en synergologie.

 

 

Et voici mon attestation !

réussir son examen de conduite

Le stress de l’examen du permis de conduire

Le stress de l’examen du permis de conduire – Il est quasiment impossible d’échapper au stress le jour de l’examen de conduite. Parfois même, il prend aux tripes plusieurs jours avant. Parce que cet examen est à la fois très intimidant mais aussi potentiellement déterminant pour la vie future. Avoir son permis en poche est souvent symbole d’indépendance. Le stress est d’autant plus grand quand le futur proche dépend de cette indispensable petite carte.

Quelques minutes pour convaincre

Quelle est la similitude entre un musicien qui se présente à une audition, un athlète qui passe un concours et un élève qui se présente au permis ? Les trois ont quelques minutes pour convaincre et réussir tout en étant examinés à la loupe. Chaque action doit être la plus parfaite possible pour obtenir la validation du ou des juges.

Le stress de l'examen du permis de conduire

Le stress de l’examen du permis de conduire

Le trac est un stress spécifique qui se manifeste lorsqu’on est soumis à jugement. Le stress se déclenche quand le désagréable sentiment de ne pouvoir gérer la situation sa manifeste. Quand on a peur de passer un examen du fait d’être observé, on peut parler de trac.

Quand l’élève passe son examen, il devrait pouvoir se concentrer sur ses actions de conduite et restituer ce qu’il sait faire. Mais une partie de son attention est absorbée par le fait qu’on l’observe attentivement.

Son attention est mise à mal… et mal dirigée.

De plus, comme l’athlète ou le musicien, le futur conducteur faire appel à toutes ses capacités cognitives pour être à la fois dedans et dehors, comme par exemple :

  • Voir les instruments à l’intérieur du véhicule et voir ce qui se passe à l’extérieur
  • Avoir le regard qui navigue entre les rétroviseurs internes et externes
  • Evaluer les distances et ajuster ses actions

Pour faire le lien avec un athlète, un joueur de tennis par exemple :

  • Regarder la balle et avoir une vision périphérique du court
  • Anticiper la trajectoire de la balle et ajuster son placement
  • Etre très tonique dans les membres inférieurs et relâché dans le haut du corps

Et pour finir l’exemple avec un musicien :

  • Lire la partition, jouer dans l’instant et anticiper les notes suivantes
  • Etre tonique dans son toucher tout en se relâchant
  • Ne faire qu’un avec son instrument et être aussi en lien avec le public

A première vue, il ne semble pas si compliqué de conduire, mais ce n’est pas si aisé au départ. En général un conducteur se sent à l’aise au volant après quelques mois de conduite. Les automatismes se font assez vite.

Contrairement aux disciplines sportives ou musicales qui demandent une progression et un travail constants pour atteindre l’excellence.

Ne dramatisez pas une erreur

Faire une erreur ne signifie pas que l’examen est raté. Certes, il y a quelques erreurs rédhibitoires, comme dans tous les examens mais cela ne veut pas dire que vous avez commis une faute grave !

Bien évidemment, si vous avez manqué d’écraser la petite dame qui traversait le passage piéton, vous ne décrocherez pas votre permis de conduire et c’est probablement mieux ainsi ! En revanche, ne dramatisez pas une erreur potentiellement sans conséquence.

N’oubliez pas que vous devez diriger votre attention sur votre conduite. Tel le musicien qui joue sa note à l’instant T et anticipe les notes suivantes, vous devez toujours rester focalisé sur vos actions et observer votre environnement avec attention. Vous ne pouvez pas vous permettre de ressasser une erreur tout en continuant de conduire. Vous devez rester ancré sur le moment présent.

Se donner ses chances de réussite

Une seule consigne : Portez votre attention sur ce qui dépend de vous et uniquement de vous.

Vous ne contrôlez ni les évaluations de l’examinateur, ni les conditions météo, ni l’itinéraire, ni le trafic. Bref, vous pouvez juste contrôler votre conduite. Partant de ce fait, faites au mieux ce que vous savez faire. C’est votre meilleur atout pour convaincre celui qui a le pouvoir de décision. Lors d’un examen, il faut commencer par détendre ce qui est inutilement sous tension.

Vous donner votre meilleure chance au départ en vous sentant le plus neutre possible. Pas si simple à faire sans entrainement. Pour habituer votre corps à se mettre dans les meilleures dispositions, je vous invite à pratiquer la cohérence cardiaque un dizaine de jours avant l’examen.

“Avec la cohérence cardiaque, on n’appuie sur aucune pédale, ni sur celle de l’accélérateur, ni sur celle du frein” Comme le cite Florence Servan-Schreiber dans l’article qui suit :

https://www.francetvinfo.fr/sante/psycho-bien-etre/bien-respirer-pour-ne-plus-stresser-la-recette-miracle-de-la-coherence-cardiaque_4185325.html

Afin de renforcer votre confiance en vous, vous pouvez aussi demander à votre moniteur de conduite de vous faire un petit panorama de vos points forts. Ou alors, prenez l’habitude de valider vous-même vos savoir-faire au fur et à mesure de vos leçons. Parce que, finalement, il est inutile de s’attarder sur vos points faibles la veille ou le jour de l’examen. La confiance en soi s’obtient avec des pensées orientées sur les capacités bien acquises.

Lors de mes accompagnements en préparation mentale, je constate que les élèves doivent simplement réorienter leurs pensées sur des critères positifs et lâcher les tensions corporelles pour qu’ils soient dans de bonnes dispositions pour passer l’examen de conduite.

Il faut diminuer la haute dose de trac ressentie.


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retrouver la motivation

Retrouver la motivation

Retrouver la motivation – Que vous soyez athlète ou musicien, la motivation est généralement au rendez-vous. Mais parfois, c’est la panne sèche. On peut être en panne d’inspiration mais aussi de motivation. Pourtant, vous devez continuer à vous entrainer chaque jour, le devoir vous appelle. Pas motivant quand on n’est pas motivé …

La motivation : L’alliée de la performance

La performance n’existe pas sans motivation. Donner le meilleur de soi-même nécessite d’innombrables heures d’entrainement. Les gestes sont répétés encore et encore. Comment serait-ce possible sans une motivation soutenue ?

Les sources de motivation sont variées. Dans cet article j’en développe trois :

  • La motivation qui vient de l’intérieur : Elle prend sa source naturellement en vous. Elle s’exprime par l’envie spontanée de se lancer dans l’activité pour le plaisir de la découvrir, de progresser et de maitriser chaque jour un peu plus la technique. Lorsque vous vous passionnez pour votre discipline, votre motivation vient de l’intérieur. De ce fait, vous êtes plutôt auto-déterminé et relativement autonome dans vos actions. Cette motivation interne nourrit des besoins existentiels, contribue favorablement à l’estime de vous-même. En résumé, ce que vous faites a du sens pour vous.
  • La motivation qui vient de l’extérieur. Celle-ci se génère par des éléments externes. Comme recevoir une distinction, lever une coupe, considérer quelqu’un de l’entourage, obtenir de bons résultats pour gagner des points, ou de l’argent. Mais aussi, ne pas être blâmé, ne pas décevoir, ne pas se sentir exclu etc… De mes observations personnelles, cette forme de motivation est souvent en lien avec la notion d’approbation et de désapprobation.

comment resté motivé, parfois la motivation est en baisse

  • La motivation inspirée par ” plus vaste que soi”. Dans l’ensemble de mes accompagnements, je constate que les athlètes et les musiciens qui produisent des résultats exceptionnels sont souvent en lien avec “quelque chose de bien plus grand qu’eux mêmes”. Il semblerait qu’ils soient animés par une force plus puissante que seulement la leur. On parle peu de cette motivation alors qu’elle a toute son importance pour maintenir la constance dans l’action.

La motivation, un moteur puissant pour exceller

Pour illustrer mon propos, je vous partage ceci ;

– Il y a peu, j’ai accompagné une pianiste envahie par le trac. Elle se préparait à jouer en concert une oeuvre très difficile de Ludwig van Beethoven.

Bien que très motivée, le sentiment d’avoir choisi une pièce trop ambitieuse pour elle la déstabilisait.

Pour commencer, nous avons mis en place des objectifs motivants pour parfaire sa technique. Puis nous avons enrichi son savoir-être au piano. Lors de la séance de répétition générale qui a précédé le concert, son interprétation fût excellente.

Elle m’a partagé qu’une étrange sensation l’a envahie : C’était comme si Beethoven lui même et le monde entier l’écoutait jouer.

La connexion au plus vaste, haut et grand que soi a fait son oeuvre.

A la suite de cette expérience, la cliente était motivée comme jamais pour monter sur scène !

Un autre exemple pour comprendre la motivation plus vaste que soi :

– Roland Garros 2021. Demie-finale :  Stéfanos Tsitsipas peine à répondre aux questions de Marion Bartoli. Il vient de gagner le match. On pourrait croire que l’outsider est principalement fier de sa prouesse. En fait, il est ému de sa victoire parce qu’il est fier de représenter son pays, la Grèce.

Par ses propos, on comprend que mettre à l’honneur le tennis grec est vraiment motivant pour lui. Il a aussi pour objectif de lever le drapeau de sa nation et cela contribue probablement à le  motiver chaque jour.

Son témoignage me laisse présumer qu’il joue pour lui, son team, sa famille et également pour rendre un peuple fier. (Lire l’article).

Comment anticiper la démotivation ?

Tout d’abord, soyez attentif à votre niveau d’énergie qui représente le baromètre de votre dynamisme. Bien sur, il est normal d’avoir des baisses épisodiques, mais au delà de quelques jours, questionnez votre motivation. Si vous constatez que vous passez la semaine à trouver laborieux de vous entrainer, c’est que vos perspectives sont probablement moins motivantes.

C’est peut-être signe que vous ne savez plus trop où aller, ni comment, ni pour quoi.

De mon point de vue, il est primordial de garder en vue le “pour quoi” on se lève chaque jour pour persévérer encore et encore. N’hésitez pas à varier les buts de motivation.

Le contexte sanitaire de ces derniers mois a privé le monde du sport de son public. La plupart des matchs ont repris dans un silence religieux. Par conséquent, certains athlètes ont vu leur motivation chuter sérieusement.

Si la motivation du joueur est principalement externe, notamment en lien avec le public, cela signifie que son jeu puise une partie de son énergie par les acclamations externes. L’absence de public prive le joueur d’une source motivante. Son “pour quoi” il joue est amenuisé.

Comme en témoigne cet article.

Sources de motivation, laquelle choisir ?

Comme vous l’avez compris, vous pouvez puiser votre motivation à différentes sources.

Votre motivation préférentielle se manifeste à vous naturellement. Je vous invite à reconnaitre laquelle afin d’y ajouter d’autre formes de motivation. Idéalement, variez les sources. Ainsi, vous éviterez les pannes.

En premier lieu, il s’agit toujours de vous fixer des objectifs avant vos séances. C’est le meilleur moyen de rester concentré sur la tâche du jour. Lors de mes accompagnements, la fixation d’objectifs n’est pas une option !

Bien au contraire, c’est le point de départ pour mettre en place des buts motivants.

En effet, les objectifs canalisent la concentration et la motivation.

Vous pouvez par exemple vous fixer un objectif motivant comme suit :

Objectif de motivation interne :

  • Aujourd’hui, je joue uniquement pour me faire plaisir, je choisis mon entrainement en conséquence
  • Me concentrer sur tel axe de progression pour parfaire ma technique
  • Faire quelque chose qui augmente à coup sur ma satisfaction personnelle
  • Visionner, me remémorer un moment exaltant pour moi avant l’entrainement du jour

Objectif de motivation externe :

  • Pour cette session, je joue sous l’oeil averti de quelqu’un
  • Je favorise un axe de progression indiqué par mon coach, mon professeur
  • Proposer un jeu, une partition, un exercice pour satisfaire quelqu’un de mon entourage
  • Participer à un match uniquement dans le but de gagner des points

Objectif plus vaste que soi :

  • Dédier ma pratique à quelqu’un d’autre, une autre entité
  • J’imagine que mon jeu rendra fier des milliers de personnes
  • Je joue en témoignage d’une immense gratitude par rapport à quelque chose ou à quelqu’un

Comment retrouver la motivation au quotidien ?

En résumé, il faut avoir conscience que la motivation est impermanente. Les athlètes et les musiciens que j’accompagne ne sont pas motivés 7 jours surs sur 7 ! Les baisses de motivation font partie intégrante du chemin vers l’excellence. L’écueil à évite absolument est le découragement.

La préparation mentale est un atout majeur pour mettre en place des objectifs motivants tout au long de l’année.


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Le trac et la peur d'échouer nuisent à la performance scénique

Le trac et la peur de l’échec

Le trac et la peur de l’échec – Sans public, pas de trac. Soit. Mais sans la peur d’échouer, pas de trac non plus. En effet, si vous étiez certain de réussir votre prestation avec brio, vous n’auriez aucune crainte du public. Le public est perçu comme un juge plus ou moins impitoyable, et votre souhait ardent de le satisfaire implique que vous réussissiez votre prestation.

La peur d’échouer, une idée fixe

Est-ce que la peur du jugement du public entraine la peur d’échouer ? Ou l’inverse ? Lequel des deux est le déclencheur ?

Le trac et la peur de l'échec

Après des années d’accompagnement auprès d’individus en proie au trac, j’avoue que je n’ai toujours pas la réponse tant ces deux aspects semblent entrer en fusion simultanée. Mais décortiquons un peu quand même …

Quand vous avez le trac, vous avez quelques idées fixes qui vous empoisonnent l’esprit. Vous vous dites des choses comme :

  • Pourvu que je ne fasse pas de fausse note
  • Que je n’oublie pas mon texte
  • J’espère que le public appréciera ma prestation
  • Que le jury ne me sera pas hostile
  • J’aimerais que telle personne soit dans l’assistance
  • Ou au contraire- que telle personne ne soit pas dans l’assistance
  • Que le chef de choeur/d’orchestre sache bien diriger
  • Que ma voix, ou mes mains ou mes jambes ne tremblent pas
  • etc ..

La liste des idées parasites est non exhaustive. Parce que chacun a une pensée de prédilection en fonction du contexte. Mais il y a un élément commun à toutes ces pensées : La peur de décevoir le public qui sous-tend souvent une peur plus viscérale : La peur de l’échec.

Le trac et la peur de l’échec : le duo de choc

En effet, rien de plus désastreux que de ne pas avoir satisfait son public. Selon l’événement, les conséquences sont plus ou moins graves. Quand vous vous présentez à un examen ou une audition vous savez que vous n’aurez pas de seconde chance. La première prestation doit être la bonne, l’enjeu est énorme car cette prestation peut ouvrir ou fermer les portes des perspectives d’avenir.

Et quand vous montez sur scène pour satisfaire le public présent, vous cherchez à l’honorer du mieux possible. En honorant le public vous vous honorez vous-même. Sachant cela, comment ne pas craindre de ne pas réussir ? Le sentiment d’insatisfaction est très inconfortable alors que le sentiment d’échec est, pour beaucoup d’individus, insupportable.

Pour gérer son trac et avoir confiance en soi , il faut s’extraire du climat de peur. Ceci aura pour effet de temporiser l’effet néfaste du mauvais trac.

En réalité, la confiance peut s’installer dans un esprit dont les idées sont optimistes, orientées sur vos compétences et vos capacités. En préparation mentale, je veille à mettre en lumière tous les points forts de savoir-faire et de savoir-être pour indiquer à l’esprit qu’il a les ressources pour “affronter” le public.

En résumé, il faut avoir confiance en soi et ses capacités.

De plus, j’encourage à procéder à une modification drastique de la notion d’échec.

La peur de l’échec, une perception personnelle

J’ai moi-même conséquemment modifié ma perception de l’échec. Je vous invite à vous donner plus d’options en lisant l’essai de Charles Pépin : “Les vertus de l’échec”. Dans ce livre, on réalise à quel point tous les grands de ce monde ont mille fois raté avant de réussir.

 

Les vertus de l’échec

 

Grand principe de la préparation mentale

Pas d’échec, que du feedback. Je vous garantis que cette idée change tout ! Savoir se donner un feedback est tout un art. En effet, si votre perception de l’échec est tendue, vous ne pouvez que vous tendre à la perspective d’un éventuel ratage. Bien sur, nul n’a envie de rater sa performance, mais assouplir sa perception à l’idée de ne pas réussir et savoir en faire une force permet d’apporter du relâchement.

En d’autres termes, vous prendrez de la distance par rapport au résultat. Car, s’inquiéter du résultat final avant même votre entrée en scène est contre-productif. Il est nettement préférable d’orienter ses pensées sur des points d’appuis en lien avec vos points forts.

Partant de ce fait, imaginez le bénéfice que vous gagnez à percevoir l’échec différemment.

La systémique du trac est vaste car elle se compose d’un ensemble de critères liés aux perceptions, aux croyances et aux émotions. La peur d’échouer est à prendre en considération.

Car un musicien ou un athlète qui à peur d’échouer aura tendance à se tromper d’objectif.

C’est pour cela que l’attention doit être dirigée sur la bonne cible pour accomplir sa performance.


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gérer son trac et avoir confiance

Comment gérer son trac et avoir confiance en soi

Comment gérer son trac et avoir confiance en soi –  La confiance s’obtient en adoptant quelques principes qui ont pour effet de la développer. Savoir se contenter en fait partie. La confiance en soi se gagne en portant une attention favorable sur certains détails à la fin des entrainements et répétitions. Tel l’athlète de haut niveau, le musicien doit avoir une analyse objective de sa routine habituelle. C’est à dire, être factuel dans le retour qu’il se fait.

Gérer son trac en pratiquant le contentement

Le musicien n’a pas peur du travail, mais j’observe souvent qu’il a tendance à ne pas valider positivement la somme de ses efforts. Lors de mes accompagnements, je constate une résistance à pratiquer le contentement.

Comme il est en quête d’excellence, il a une prédisposition spontanée à  pointer ses erreurs, de notes, de rythme et d’attitude. Parfois même, il doute de sa capacité à accomplir l’oeuvre. Il ne réalise pas l’effet anxiogène que lui procure de se focaliser uniquement sur ce qui n’est pas bon.

De son point de vue, il n’y a pas de quoi être content !

Or, la confiance en soi a besoin de recevoir de la validation régulière des compétences et des capacités nouvellement acquises. Pour mieux gérer votre trac, apprenez à mettre en place une liste de vos progressions aussi infimes soient-elles. Donnez de la valeur aux étapes intermédiaires que vous franchissez à chaque répétition. C’est une manière différente de diriger votre attention en fin de session.

Imaginez : l’oeuvre à jouer est une haute montagne à gravir. L’aboutissement, la jouer avec brio, serait d’en atteindre le sommet. Que pensez-vous qu’il se passerait dans la tête d’un trekkeur qui ne ferait que critiquer chacun de ses pas lors de son ascension ?

S’il regardait le sommet avec appréhension sans jamais se retourner sur les pas qu’il a déjà fait ?

Son moral serait mis à mal et sa confiance aussi.

En réalité, vous devez régulièrement jeter un oeil sur les petits pas que vous avez accomplis. Et parfois, savoir prendre un temps pour observer honnêtement les progrès que vous avez fait. Faire une petite pause de contentement. Cela ne veut pas dire s’arrêter ni faire acte de complaisance. Au contraire, c’est un vrai moyen de retourner à son travail avec un sentiment de confiance et de motivation. Ainsi, vous contribuez à calmer par anticipation le trac qui vous guette.

Plus de confiance, indispensable pour gérer son trac

C’est pourquoi il est indispensable de prendre des habitudes de pratique de contentement. Car en fait, si vous ne vous retournez pas sur vos accomplissements, vous prenez le risque de vous user nerveusement.

Je ne dis pas que cela nuira à votre performance, non, je tiens juste à vous partager mes observations en tant que préparatrice mentale. Je connais des artistes et des athlètes qui ont atteint des sommets sans avoir jamais pratiqué le contentement, mais je suis persuadée qu’ils se sont privés d’une énergie bénéfique et qu’ils auraient savouré leur réussite différemment, le coeur plus léger.

Performance et contentement

Il est légitime de mettre en doute mon propos. Après tout, on ne retourne pas chaque jour auprès de son instrument pour se contenter du niveau atteint. Contrairement a ce qu’on peut croire, se contenter n’est pas se satisfaire, c’est plus  dans l’idée d’engendrer de la satisfaction. C’est différent.

En fait, il s’agit plus d’adopter une attitude de contentement vis-à-vis d’un critère précis pour faire barrière aux critiques et aux doutes qui sont la nourriture favorite du trac.

Comment gérer son trac et avoir confiance en soi ?

Lors de mes accompagnements en préparation mentale, je demande au musicien de prendre note d’un élément de contentement de chaque session de travail. Parfois, c’est simple. D’autres, pas du tout …

Il y a des jours fastes où le constat de contentement est évident.

Il y a des jours sans … Mais si vous optez pour une attitude d’acceptation, un indice de contentement surgira très probablement.


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muscler sa concentration pour gérer la pression

Muscler sa concentration

Muscler sa concentration– En yoga, il existe un principe nommé Dharana qui fait écho à une pratique que j’utilise lors de mes accompagnements : L’attention dirigée. Le mental s’occupe sans cesse avec des pensées aléatoires défavorables au maintien d’une bonne concentration. Effectivement, pour être bien concentré, il faut avoir la capacité de choisir l’objet de sa pensée et de s’y tenir.

Le mental aime bien l’occupation

Et oui, il est naturellement prédisposé aux pensées fluctuantes parce qu’il lui faut de l’activité. Peu importe laquelle. De ce fait, la plupart des idées qui colonisent notre cerveau ne sont pas toutes issues de notre choix. En fait, c’est un peu comme si le cerveau menait une vie indépendante de notre volonté. Il se concentre, sans nous consulter, sur des objets de pensées plus ou moins fixes.

Avez-vous constaté que parfois c’est toujours la même idée qui bute dans l’esprit et d’autres fois ce sont des centaines qui s’enchainent ?

Et en même temps, le cerveau est programmé pour assurer notre survie en flux continu. Nul besoin de penser à respirer, à faire battre notre coeur ou faire circuler notre sang. Par conséquent, les fonctions vitales sont assurées sans que nous ayons à nous concentrer dessus. Heureusement ! Ceci se fait dans le système nerveux involontaire.

Et aussi, à chaque instant, nous devons nous accommoder de pensées plus ou moins accaparantes qui colonisent l’esprit. A croire qu’elles font elles aussi, partie du système involontaire ! Une forme de concentration dans la déconcentration. Vous me suivez ?

C’est la toute la complexité du mental … Si on ne l’occupe pas, il s’occupe tout seul !

Choisir l’objet de concentration

Puisqu’il aime bien être occupé, occupons le intelligemment.

C’est là que le principe yogique “Dharana” prend toute sa valeur pour apprendre à fixer le mental dans une direction précise. Dharana est le sixième membre du yoga en lien avec l’attention du mental.

 

En yoga, on muscle sa concentration pendant la pratique des postures. C’est un excellent moyen pour muscler sa capacité à se concentrer. Pour ce faire, il faut décider de l’objet de concentration, par exemple :

  • Le son de sa respiration
  • La fluctuation de la respiration
  • Un mantra
  • Un extrait de texte philosophique
  • Un point visuel
  • Une divinité
  • etc ..

Puis, l’attention de concentration est ramenée à cet objet le plus souvent possible durant la séance. Chaque fois que le mental s’égare, on le ramène sur l’objet déterminé au départ.

Idéalement, je propose de garder le cap sur l’objet de sa concentration lors des postures d’équilibre. En effet, les mouvements qui engagent la proprioception sont tout appropriés pour favoriser le développement de la concentration.

 

muscler sa concentration en préparation mentale grâce à "Dharana"

 

La concentration, le mental en équilibre

Rien de tel que d’avoir à stabiliser son corps pour stabiliser son mental. Nul besoin d’être un pratiquant actif de yoga pour s’engager dans une posture d’équilibre. Il suffit de se tenir sur une seule jambe et de viser un point au sol ou à l’horizon et d’y porter sa concentration visuelle le plus longuement possible.

Cependant, attention de maintenir cet état de vigilance encore quelques minutes après avoir quitté la posture. Etant donné que le but recherché à moyen terme, c’est de pouvoir se concentrer avec les deux pieds sur terre pendant que vous vous vouez à votre discipline.

Lors d’un accompagnement en préparation mentale, je suis attentive au développement d’une concentration bien musclée. Car en réalité, il faut se concentrer sur son savoir-faire et également sur son savoir-être.


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Avoir confiance en soi et ses capacités

Avoir confiance en soi – La quête tant convoitée des athlètes et des musiciens. J’aimerais aborder un sujet qui a toute son importance pour se sentir plus confiant. La confiance est en lien étroit avec le fait de croire en ses capacités. Pas uniquement, comme en témoignent la plupart de mes articles. Mais se sentir capable est un ingrédient primordial pour contribuer à la confiance en soi.

Faire ou essayer de faire

Lorsqu’on essaie de faire un geste, de jouer avec une nouvelle raquette, de tester un instrument, de visiter un lieu ou de goûter un nouveau met, on essaie quelque chose pour la première fois. On est dans l’inconnu.

Lors d’un essai, la confiance initiale peut fluctuer. Probablement qu’elle sera différente si je tente un saut à l’élastique que si je tente le nouveau restaurant du coin.

Selon le résultat visé, le premier essai est suivi d’un second, puis d’un troisième et ainsi de suite. On fait le choix de recommencer, ou pas, en fonction de son objectif.  Parfois il sera utile de tenter encore, d’autres fois, non.

Quand on multiplie les essais, c’est qu’on connait le bénéfice qu’on obtiendra. Des essais d’ajustements seront effectués pour parfaire l’essai initial.

C’est ainsi que nous avons appris à nous tenir debout lors de la période d’apprentissage de la marche. Combien de fois sommes nous retombés sur nos fessiers avant de faire nos premiers pas ? L’objectif de nous déplacer en toute autonomie a fait son oeuvre : Essayer, tomber, essayer à nouveau, jusqu’à ce que “ça marche” !

Avoir confiance en soi

Une fois que l’enfant a réussi à marcher, il n’essaie plus de marcher, il marche, confiant. Bien souvent, c’est l’adulte qui manque de confiance en observant la maladresse de ces nouveaux pas.

Dans un autre registre,  si vous avez tenté un nouveau restaurant et que vous avez été déçu, probablement que vous n’essaierez pas d’y retourner une seconde fois, à moins d’un changement de propriétaire … Si vous avez essayé un nouvel équipement et qu’il ne vous a pas convenu, là encore, vous ne le testerez pas une seconde fois.

Votre essai vous informe que le résultat obtenu n’est pas concluant, vous ne persévérerez pas dans cette voie.

Avoir confiance en soi et ses capacités. Essayer pour la première fois, essayer encore

N’essaie pas, fais le.

Le premier essai ne dure qu’une fois. Le second essai bénéficie des données récoltées au premier. C’est ainsi que l’apprentissage s’opère et que la confiance en ses capacités se gagne. Mais voilà, bien trop souvent, formuler qu’on va essayer déstabilise la confiance en soi.

En effet, cela induit l’information que “je ne suis pas en capacité de” et l’action produite sera influencée car les comportements sont en lien avec les capacités et les croyances. Lire cet article à propos des niveaux logiques

C’est ainsi que j’ai pu constater, lors de mes observations sur le terrain, que beaucoup de consignes techniques données verbalement sont précédées de : Essaie de…

  • De te tenir droit
  • Continuer ton mouvement vers l’avant après la frappe
  • De fléchir tes jambes
  • Respirer
  • Etc..

Et que lors de mes accompagnements en coaching de performance, de nombreux clients ont pour objectif “d’essayer de faire” quelque chose alors que la capacité de le faire est déjà disponible : Je vais essayer de…

  • Me lever plus tôt
  • De moins m’énerver
  • De méditer cinq minutes chaque jour
  • Manger plus léger
  • Etc…

En effet, essayer de faire l’objectif n’est pas le faire. Bien que la nuance soit subtile, elle est d’importance pour engager la confiance déjà programmée dans les circuits neuronaux. C’est pourquoi je vous invite à être attentif  si vous vous  suggérez d’essayer alors que vous êtes déjà en possession des moyens nécessaires pour accomplir l’objectif donné.

Ayez confiance en votre confiance.

Souvenez-vous : Le cerveau n’aime pas le doute. Et la confiance non plus !

Je constate aussi que “l’idée d’essayer” est présente dans la plupart des propos de mes clients. Ils m’exposent les difficultés, leur manque de confiance, et nous co-créons ensemble des perspectives pour s’orienter vers une solution. Parfois, il y a de nouvelles données a expérimenter. Il va falloir “essayer” quelque chose de nouveau. Cependant, nous faisons souvent appel à des ressources déjà existantes, exploitées dans un autre contexte.

Alors, quand le client me dit “Je vais essayer de” je lui réponds : N’essaie pas, fais-le, puisque tu sais déjà le faire.

Mais à bien considérer tout cela, il est fort possible que de se dire qu’on va essayer soit aussi rassurant pour la confiance. Quel paradoxe avec mon propos précédent ! En fait, j’observe que, pour certaines personnes, formuler “je vais essayer” leur donne la permission de ne pas y arriver. Ce qui revient à se dire :  “j’ai le droit de rater”. Mais cette stratégie mentale est illusoire.

Car que vous tentiez quelque chose pour la première fois ou que vous la fassiez pour la centième fois, vous avez toujours le droit de faire une erreur. Si vous êtes intraitables avec vous même, ou si votre enseignant l’est avec vous, vous ne pouvez pas gagner en confiance. On ne peut pas devenir plus confiant si la relation à l’erreur est basée sur l’intransigeance.

En préparation mentale, on est très attentif à la manière que le client a de formuler sa réalité. Notamment dans sa relation à l’erreur.

Nul n’est infaillible. Alors, faites vos prochaines actions en vous disant “je vais le faire” et soyez indulgent avec l’erreur possible, et expérimentez l’effet que cela produira sur votre confiance.


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gérer le trac grâce à l'attention dirigée

Gérer le trac grâce à l’attention dirigée

Gérer le trac grâce à l’attention dirigée – Sur quoi portez-vous votre attention lorsque vous êtes en crise de trac ? Remarquez-vous que vos idées se focalisent principalement sur ce qui va probablement mal se passer ? En préparation mentale, on prend tout particulièrement soin de donner une direction à ses pensées. Parce qu’elles sont à l’origine de la plupart des ressentis. On parle d’un état d’attention dirigée.

L’attention donne la direction

L’attention est la boussole de la direction que vous souhaitez prendre. Lorsqu’un pilote automobile procède à une reconnaissance des trajectoires de conduite, il prend note des bonnes directions à prendre. S’il portait son attention principalement sur les obstacles à éviter, il irait droit dedans.

Que vous soyez athlète, musicien, artiste ou autre, c’est la même ligne de conduite à adopter. Le cerveau attentif se développe avec un peu d’entrainement. Sous l’effet du stress, on a tous tendance à focaliser nos pensées sur ce qu’on veut justement éviter. La peur capte notre attention.

Le sportif craint la faute technique, le musicien la fausse note. Chaque discipline à ses écueils. Le trac exergue les doutes et les vulnérabilités. C’est pourquoi, la première erreur à ne pas faire est d’être attentif à ce qui pourrait mal se passer. Pour procéder à un changement, commencez par porter votre attention sur les pensées et les images qui vous traversent l’esprit quand le trac vous assaille.

Vous constaterez que, bien souvent, les petites phrases que vous vous dites sont rarement en faveur de vos besoins pour réussir. Ensuite, faites de même avec les images fugaces qui s’affichent dans votre écran intérieur. Là aussi, vous constaterez que vous êtes attentif visuellement à ce qui est source d’anxiété.

Bien malgré vous, vous vous voyez en difficulté.

Le trac se nourrit du doute

Le bon trac, véritable moteur, se nourrit d’excitation et d’enthousiasme. En réponse, les petites phrases et les images produites par le cerveau sont favorables à l’action qui se prépare.

En revanche, le mauvais trac se nourrit goulûment de vos doutes. Comme le cerveau ne fait pas toujours bien la différence entre la réalité et l’imaginaire, il perçoit les informations que vous lui donnez comme une réalité. Une alarme mentale retentit et la perception d’un danger imminent vous étreint le corps.

En résumé, si vous portez votre attention sur une probable catastrophe, votre cerveau assimilera l’hypothèse comme vrai. En d’autres termes il confondra le faux du vrai. En conséquence, il vous faut un programme d’attention dirigée.

Observer ses pensées et utiliser son cerveau pour mieux diriger son attention

Maintenant, vous savez que l’attention est très importante pour réaliser votre performance.

Quand vous prêtez attention aux pensées et images qui traversent votre esprit, vous en prenez conscience. Par conséquent, vous pouvez décider de les remplacer par ce que vous choisissez de voir et d’entendre.

Pour vous simplifier la tâche, je vous invite à porter votre attention sur un ou deux mots qui vous procurent de la confiance. Mais cela peut aussi être une petite phrase qui vous fait du bien comme :

Ma prestation est déjà formidable ou je vais épater mon public …

Libre à vous de choisir une devise. Pourvu que ce que vous vous dites vous exalte !

Diriger l’attention visuelle

D’autre part, imprimez dans votre écran mental visuel, une image très favorable à votre action future.

Par exemple, voyez vous faire un geste technique que vous maitrisez parfaitement. Ou encore imaginez vous sourire en avançant avec assurance sur la scène.

Soyez persévérant, le cerveau est programmé pour être attentif à ce qui effraie. C’est quand même grâce à cela que l’espèce humaine a survécu à beaucoup de danger ! Quand vous devez vous présenter devant un public, vous percevez un danger potentiel.

Donc, donnez vous le temps de modifier votre perception et d’inverser votre habitude de programmation.

Vos neurones s’habitueront petit à petit.

Jean-Philippe Lachaux, neurobiologiste suggère l’astuce suivante pour diriger son attention :

“Faire comme si j’avançais sur une poutre. Il y a un point de départ, un point d’arrivée. Je dois suivre la trajectoire …” Lire la suite dans cet article.

N’hésitez pas à faire quelques séances de préparation mentale pour gérer votre trac. Beaucoup de petits exercices peuvent se faire seul pour soulager un peu son trac. Mais rien ne vaut quelques séances d’accompagnement pour apprivoiser ce stress si spécifique.


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Apprendre à gérer son trac en public quand on est artiste ou musicien

J’ai le trac : comment gérer son trac sur scène ?

J’ai le trac – C’est la pensée qui hante l’esprit avant de vous mettre en action lors d’un événement important. Avoué secrètement à soi-même ou exprimé à haute voix, le trac prend beaucoup de place. Le traqueurs ressentent une pression envahissante dans leur corps. Prestation scénique, compétition, prise de parole, le trac s’immisce dans tous les domaines et reste souvent totalement incompris de ceux qui le subissent.

Les peurs irraisonnées

Pour mieux le comprendre vous devez vous familiariser avec les systèmes qui le composent. La plupart des artistes et autres personnes savent très bien décrire leurs malaises physiques et comment le trac les trouble sur le plan cognitif mais c’est à peu près tout.

Dans l’ensemble, vous savez que vous avez peur mais vous ne savez pas clairement décrire de quoi vous avez peur et pour quelles raisons factuelles. Or, il est nécessaire d’explorer tous les systèmes qui s’opèrent pour pouvoir agir sur chacun d’eux séparément si vous voulez vous extraire de la peur irraisonnée qui vous assaille. En quelque sorte, vous devez transformer la peur inconsciente qui vous provoque l’envie de fuir en une peur compréhensible. Nul ne peut agir sur ce qu’il ne connait pas.

C’est pourquoi, la compréhension du trac vous permettra de reprendre le contrôle.

Procéder à  l’analyse du trac

En séance de préparation mentale, j’utilise l’outil de l’index de conscience également appelé l’index de computation en PNL.

Cet outil permet de classifier ce que vous ressentez en 3 principales catégories :

  • Les processus internes (PI)
  • Les états internes (EI)
  • Les comportements externes (CE)

j'ai le trac et j'apprends à le gérer

 

  • Les PI sont en lien avec le système de la pensée : Ce que je me dis. Ce que j’imagine.
  • Les EI sont en lien avec le système du ressenti : Ce que je ressens
  • Les CE sont en lien avec le corps et l’action : Ce que je fais

Ces catégories s’influencent mutuellement et continuellement.

Par exemple : Si je me dis “tu va faire une erreur”, cette pensée me fera perdre confiance, ressentir de la peur, ce qui engendrera des crispations physiques qui vont influencer ma manière de faire l’action. Chaque pensée, émotion, sentiment, sensation contribuent à déclencher un trac plus ou moins intense.

Avant toute possibilité d’action de changement, il faut identifier chacun de ces systèmes et les catégoriser précisément dans les trois secteurs de l’index de conscience. Le préparateur mental a les compétences et qualités requises pour mener à bien cette exploration fine. Vous pouvez le faire par vous même mais rien ne vaut d’être accompagné et de se laisser guider par le questionnement pertinent du coach.

Le trac a ses propres spécificités

En effet, lors de mes accompagnements en séance de préparation mentale, j’ai constaté qu’il y a des symptômes spécifiques au trac comme :

  • La peur irrationnelle du jugement. L’artiste, le musicien, le conférencier imaginent et sont persuadés que le public leur sera hostile. Ils croient que le jugement qui sera porté sur eux sera très probablement mauvais.
  • Un perfectionnisme insatiable qui procurera éternellement un sentiment d’insuffisance.
  • Le niveau de la barre placé trop haut avec des objectifs hors d’atteinte.
  • Un sentiment fort de “vie ou de mort” comme si quelque chose de vital se jouait.
  • Une perception dramatique de l’échec.

Ces spécificités symptomatiques doivent être modifiées, elles se situent principalement au niveau des croyances, donc des PI dans l’index de conscience.

Il suffit d’apporter quelques corrections et ajustements au niveau du champ de croyance pour entrer dans un état d’esprit plus confiant et influencer favorablement les autres systèmes (EI et CE).

Comprendre son trac, c’est gagner en confiance

Le trac est intemporel, il s’inscrit dans notre mémoire cellulaire. L’éducation, la culture, les encouragements ou découragements reçus lors de nos apprentissages, la sensibilité, le profil de personnalité, une mauvaise expérience… Il y a tant de choses qui amènent à la propension au trac.

Même les plus grands génies sont susceptibles de souffrir du trac. Le trac n’est pas une histoire de capacités. De nombreux concertistes avouent préférer les lieux intimistes aux grandes salles. Très probablement parce qu’un public de petite salle offre un climat plus amical.

Le trac de Chopin dévoilé dans l’article suivant :

“Alors que son ami Franz Liszt multiplie les concerts à travers l’Europe, Chopin, lui, mène une existence sédentaire, à Paris. La scène ? Les spectateurs en délire ? Très peu pour lui : non seulement il souffre d’un trac terrible …” 

Le cerveau à besoin de comprendre

En effet, un cerveau qui ne comprend pas ce qui se passe, c’est un cerveau qui émet des signaux d’alerte pour prévenir d’un danger potentiel. Il a besoin de comprendre. Si vous voulez être en pleine possession de vos moyens lors d’un événement important pour vous, votre cerveau doit non seulement savoir qu’il peut faire l’action demandée mais qu’il peut le faire en confiance. De mon point de vue, la compréhension n’est pas nécessaire dans tous les domaines mais elle est indispensable pour apprendre à gérer son trac.

J’ai commencé à avoir le trac à l’âge de douze ans environ, lors de mes premiers spectacles de danse. En cour, j’étais plutôt un bon élément. Je restituais bien ce que ma professeure m’enseignait, je me détachais du groupe par ma présence dans l’action et surtout j’adorais danser et cela se voyait. Mais après quelques représentations, je n’ai plus été placée sur le devant de la scène, parce que j’avais un tel trac que je perdais le fil de la chorégraphie et que je me retrouvais à jeter des regards désespérés sur mes collègues pour continuer l’enchaînement.

Le trac m’a ensuite poursuivie de longues années dans divers domaines. Je pensais sincèrement que c’était une fatalité eu qu’il n’y avait aucun moyen d’action. Il me rendait pourtant très malheureuse, gâchant bien des opportunités qui se présentaient à moi. Bien heureusement, tout ceci appartient au passé depuis que j’ai appris à dompter la bête.

j'ai le trac lors de mes compétitions ou prise de parole

Le trac : La peur d’avoir peur

A force de vivre des moments de trac intense, la confiance s’amenuise. Si vous n’agissez pas, vous prenez le risque de ne plus vous sentir capable d’assumer les événements majeurs dans lesquels vous souhaitez vous impliquer. Pourtant vos capacités sont là. Mais le trac vous fait craindre de ne pas réussir à les restituer.

Pour commencer, comme je le ferai avec vous en séance de préparation mentale, analysez clairement ce que vous vous dites. Le trac vous parle, il instille des mots dans vos pensées. Identifiez les.

Quelles sont les petites phrases terrifiantes qui vous trottent dans la tête ?

Ensuite, prenez une minute pour ressentir l’effet qu’elles produisent dans votre corps.

Puis, vérifiez la véracité de vos pensées. Etes vous certain que tout ce que vous vous dites correspond à la réalité ?

Et à bien considérer les choses, pouvez vous vraiment savoir comment un événement futur va se réaliser ?

N’êtes vous pas en partie le créateur de votre trac ? Très probablement que oui. C’est pourquoi je vous invite à surveiller vos pensées comme le lait sur le feu.


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Perfectionnisme du sportif et du musicien

Perfectionnisme du sportif et du musicien – Un défaut ou une qualité ? Pas toujours évident d’évaluer à quel moment le mieux est l’ennemi du bien. La plupart des perfectionnistes ne sont jamais satisfaits de leur travail et encore moins de leurs résultats. Qu’ils soient sportifs, musiciens ou autres, ils travaillent sans relâche dans le but de faire mieux et d’atteindre l’excellence.

Comment reconnait-on un perfectionniste ?

J’ai observé que la plupart des perfectionnistes ne se qualifient pas ainsi d’eux-mêmes. Comme ils sont en quête d’excellence, ils n’ont pas toujours conscience d’être en quête perpétuelle de perfection. De leur point de vue, ils cherchent juste à faire mieux. Mais ce “mieux” est souvent difficile à atteindre. Comme la perfection recherchée n’est pas clairement identifiée, elle prend une forme irréaliste.

Le perfectionniste est rigoureux. Il s’impose une discipline de travail sévère et excessive. Bien souvent, il ne sait pas se donner de limites dans ses entrainements ou ses répétitions. De ce fait, c’est la fatigue physique et mentale qui donnent l’ordre d’arrêter la session. Bien qu’il fournisse de longues heures d’effort, le perfectionniste est rarement satisfait de ce qu’il produit. Il est obnubilé par les corrections à apporter et cherche continuellement à parfaire sa technique.

Un sentiment de travail inachevé

En conséquence, il en résulte un sentiment récurrent de travail inachevé. Parfois, il se sent découragé. En quelque sorte, il se fatigue lui-même. Cette course à la perfection génère des périodes de  doutes et de perte de confiance. Pouvant porter préjudice à sa productivité et son efficacité personnelle comme le précise cet article. Le profil du perfectionniste est également très reconnaissable dans sa relation à l’erreur.

En effet, la moindre erreur est vécue comme une tragédie. Il ne se donne pas le droit d’en faire. Dans ces conditions, difficile de mener un entrainement dans de bonnes dispositions. Pourtant, la période d’entrainement est propice pour faire preuve d’indulgence face aux erreurs et aux imperfections afin de progresser dans la confiance.

Préparer un évènement majeur

On apprend de ses erreurs. Surtout quand on est en quête d’excellence pour préparer une compétition ou une auditionLa préparation mentale d’un événement majeur est déjà suffisamment empreinte de pression, inutile d’ajouter une dose supplémentaire avec un besoin de perfectionnisme insatiable.

Perfectionnisme du sportif et du musicien : Mémoire d'un perfectionniste par Jonny Wilkinson

Modérer la perfection en se fixant des objectifs

J’insiste très souvent sur ce point : Se fixer des objectifs est un des remèdes le plus efficace qui soit pour réduire beaucoup de problèmes vécus par les athlètes et les musiciens de haut niveau. Effectivement, quand vous envisagez de vous arrêter de travailler que lorsque “tout sera parfait”, quel sera le bon moment pour stopper l’entrainement ? Seuls les signes d’épuisement vous arrêteront.

Comme vous placez “le niveau de la barre” trop haut, elle est hors d’atteinte. C’est épuisant et peu rassurant. De plus, vous risquez d’être contre-productif en accumulant les imperfections !

Par votre acharnement, vous générez une fatigue supplémentaire qui vous prive d’un élément essentiel à votre bonne performance : Le plaisir. A la longue, ceci aura un effet préjudiciable sur votre estime de vous-même. Vous vous évaluerez comme insuffisant et imparfait. Si le baromètre de la valeur que vous vous donnez est exclusivement en lien avec l’atteinte de la perfection, vous risquez de ne jamais connaitre votre vrai valeur.

Optimiser votre performance

Vous l’avez compris, pour optimiser votre performance vous devez limiter votre tendance à vouloir tout faire dans la perfection. A moins que vous ayez une représentation claire et vivante de celle-ci. Si ce n’est pas le cas, vous courez après un idéal qui n’existe pas. Ayez confiance que la rigueur et la persévérance dont vous faites preuve vous garantit un chemin vers l’excellence. Ne soyez pas contre-productif en vous donnant des objectifs hors d’atteinte.

Parfaire sa technique plutôt que de la vouloir parfaite

Le perfectionniste a beaucoup de qualités : Consciencieux, pugnace, endurant et fortement impliqué dans la réalisation de ses ambitions. Probablement que vous vous reconnaissez dans ce profil. Son défaut majeur est d’être dans l’incapacité de ressentir de la satisfaction afin réduire un peu sa charge de travail. Or, l’insatisfaction doit rester une force ; un moyen de faire mieux et de continuer de progresser.

Donc, il est absolument nécéssaire de se fixer des objectifs clairs et atteignables à chaque entrainement ou répétition. Puisque vous avez un besoin vital d’être en évolution permanente, donnez vous des critères précis d’axes de progression. Par exemple en notant au préalable le progrès que vous souhaitez faire à chaque session. Vérifiez bien que ce progrès est réalisable, placez la barre haute, mais pas trop !

Pour toutes ces raisons, mettez vous au défi d’apprendre à gérer votre perfectionnisme en commençant une nouvelle manière d’aborder votre travail. Vous en tirerez profit sur le plan physique, mental, émotionnel et votre technique continuera à viser l’excellence


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