Le trac et la peur de l’échec

Le trac et la peur d'échouer nuisent à la performance scénique

Le trac et la peur de l’échec

Le trac et la peur de l’échec – Sans public, pas de trac. Soit. Mais sans la peur d’échouer, pas de trac non plus. En effet, si vous étiez certain de réussir votre prestation avec brio, vous n’auriez aucune crainte du public. Le public est perçu comme un juge plus ou moins impitoyable, et votre souhait ardent de le satisfaire implique que vous réussissiez votre prestation.

La peur d’échouer, une idée fixe

Est-ce que la peur du jugement du public entraine la peur d’échouer ? Ou l’inverse ? Lequel des deux est le déclencheur ?

Le trac et la peur de l'échec

Après des années d’accompagnement auprès d’individus en proie au trac, j’avoue que je n’ai toujours pas la réponse tant ces deux aspects semblent entrer en fusion simultanée. Mais décortiquons un peu quand même …

Quand vous avez le trac, vous avez quelques idées fixes qui vous empoisonnent l’esprit. Vous vous dites des choses comme :

  • Pourvu que je ne fasse pas de fausse note
  • Que je n’oublie pas mon texte
  • J’espère que le public appréciera ma prestation
  • Que le jury ne me sera pas hostile
  • J’aimerais que telle personne soit dans l’assistance
  • Ou au contraire- que telle personne ne soit pas dans l’assistance
  • Que le chef de choeur/d’orchestre sache bien diriger
  • Que ma voix, ou mes mains ou mes jambes ne tremblent pas
  • etc ..

La liste des idées parasites est non exhaustive. Parce que chacun a une pensée de prédilection en fonction du contexte. Mais il y a un élément commun à toutes ces pensées : La peur de décevoir le public qui sous-tend souvent une peur plus viscérale : La peur de l’échec.

Le trac et la peur de l’échec : le duo de choc

En effet, rien de plus désastreux que de ne pas avoir satisfait son public. Selon l’événement, les conséquences sont plus ou moins graves. Quand vous vous présentez à un examen ou une audition vous savez que vous n’aurez pas de seconde chance. La première prestation doit être la bonne, l’enjeu est énorme car cette prestation peut ouvrir ou fermer les portes des perspectives d’avenir.

Et quand vous montez sur scène pour satisfaire le public présent, vous cherchez à l’honorer du mieux possible. En honorant le public vous vous honorez vous-même. Sachant cela, comment ne pas craindre de ne pas réussir ? Le sentiment d’insatisfaction est très inconfortable alors que le sentiment d’échec est, pour beaucoup d’individus, insupportable.

Pour gérer son trac et avoir confiance en soi , il faut s’extraire du climat de peur. Ceci aura pour effet de temporiser l’effet néfaste du mauvais trac.

En réalité, la confiance peut s’installer dans un esprit dont les idées sont optimistes, orientées sur vos compétences et vos capacités. En préparation mentale, je veille à mettre en lumière tous les points forts de savoir-faire et de savoir-être pour indiquer à l’esprit qu’il a les ressources pour “affronter” le public.

En résumé, il faut avoir confiance en soi et ses capacités.

De plus, j’encourage à procéder à une modification drastique de la notion d’échec.

La peur de l’échec, une perception personnelle

J’ai moi-même conséquemment modifié ma perception de l’échec. Je vous invite à vous donner plus d’options en lisant l’essai de Charles Pépin : “Les vertus de l’échec”. Dans ce livre, on réalise à quel point tous les grands de ce monde ont mille fois raté avant de réussir.

 

Les vertus de l’échec

 

Grand principe de la préparation mentale

Pas d’échec, que du feedback. Je vous garantis que cette idée change tout ! Savoir se donner un feedback est tout un art. En effet, si votre perception de l’échec est tendue, vous ne pouvez que vous tendre à la perspective d’un éventuel ratage. Bien sur, nul n’a envie de rater sa performance, mais assouplir sa perception à l’idée de ne pas réussir et savoir en faire une force permet d’apporter du relâchement.

En d’autres termes, vous prendrez de la distance par rapport au résultat. Car, s’inquiéter du résultat final avant même votre entrée en scène est contre-productif. Il est nettement préférable d’orienter ses pensées sur des points d’appuis en lien avec vos points forts.

Partant de ce fait, imaginez le bénéfice que vous gagnez à percevoir l’échec différemment.

La systémique du trac est vaste car elle se compose d’un ensemble de critères liés aux perceptions, aux croyances et aux émotions. La peur d’échouer est à prendre en considération.

Car un musicien ou un athlète qui à peur d’échouer aura tendance à se tromper d’objectif.

C’est pour cela que l’attention doit être dirigée sur la bonne cible pour accomplir sa performance.


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